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Alerte Rouge 2 (RA2)
 
Que l'amateur de jeux de stratégie qui ne connaît pas Alerte Rouge version 1 lève le doigt. Personne ? Nous nous en serions doutés, ce jeu n'étant pas passé inaperçu lors de sa sortie, voici quelques petites années et son succès à été hors normes. Et voilà que, excellente nouvelle, Westwood met actuellement sur le marché la seconde version de ce monument des jeux de stratégie.

Le contexte...

Comme son titre le suggère, nous nous retrouvons, dans Alerte Rouge 2, avec des soviétiques qui ne rêvent que revanche sur les alliés et se proposent d'envoyer la détente entre l'Est et l'Ouest aux oubliettes. Tout cela pourquoi ? C'est bien connu, l'humanité a toujours connu des mécontents et, dans ce cas-ci, le mécontent en titre est un dénommé Romanov, lequel a beaucoup de mal à accepter la fin de la puissance de ce que l'on appelait, il y a peu encore, le bloc soviétique. Il s'empare donc du pouvoir et s'empresse, ceci fait, de réorganiser ses armées pour les envoyer connaître les joies douteuses du front. Ses adversaires ? Les alliés, en l'occurrence, les Américains, les Français, les Britanniques, etc. Et comme notre ami Romanov semble parcouru de rêves mégalomaniaques, il commencera sa guerre en attaquant directement les Etats-Unis. Rien de moins.

Les caractéristiques de jeu

Inutile de changer une recette qui fonctionne, aussi les concepteurs d'Alerte Rouge ont gardé l'interface de jeu de la série Command & Conquer ; par conséquent, les joueurs qui connaissent celle-ci ne seront pas dépaysés et pourront directement se lancer dans l'aventure. Cette aventure guerrière peut se jouer avec le choix de la nationalité et, ainsi, l'on peut choisir de diriger des troupes américaines, soviétiques, coréennes, britanniques, françaises, allemandes ou autres ; à l'exception du mode campagne où l'on est soit allié, soit soviétique. Bien entendu, en fonction de ce choix, les armements diffèrent mais ils peuvent être, dans tous les cas, terrifiants.

Terrifiant jusqu'à quel niveau ? Et bien, pour commencer, nous pouvons disposer de la classique arme nucléaire ou de la chronosphère qui apparaissaient déjà dans Alerte Rouge 1 ; mais, à ces armes qui donnent froid dans le dos, s'ajoute la possibilité de créer des orages dévastateurs ou, encore, de rendre des unités (blindés ou autres) indestructibles pour un certain temps. Autant vous dire que lorsque vous avez un char lourd invincible dans vos murs, vous aurez fort à faire pour survivre. Mais ne soyez pas malheureux, vous pourrez aussi en envoyer quelques-uns chez vos adversaires haïs.

Certains scénarios se déroulent dans des villes connues et il vous faudra remplir des missions assignées comme, par exemple, vous emparer de la Tour Eiffel ou du Pentagone. Nous avons également retrouvé cette chère Tania, déjà tellement utile dans Alerte Rouge 1. Une Tania toujours redoutable et qui sait manier le pistolet et les explosifs aussi bien que les supers soldats des commandos delta. Les Soviétiques, quant à eux, ont inventé le Crazy Ivan, un homme suicide doté d'aussi peu de scrupules que certains bonshommes du Hezbollah. Bien sûr, les espions sont aussi de la partie et, pour mener leurs missions à bien, il leur faudra user de mille ruses s'ils ne veulent pas servir de petit déjeuner aux chiens de garde plus féroces que des loups-garous.

Une quantité de nouvelles unités se retrouvent ainsi dans Alerte Rouge 2 et, aspect intéressant, celles-ci, en fonction de leur courage, peuvent être promues à des rangs plus élevés.

Impressions

Tout d'abord, parlons des séquences vidéos qui parcourent le jeu. Celles-ci sont superbes, d'une qualité qui dépasse tout ce que nous avons pu voir jusqu'ici en la matière. Vous pouvez en voir entre chaque mission dans le mode campagne et, le moins que l'on puisse en dire, c'est qu'elles méritent d'être vues.

L'interface, quant à elle, est particulièrement ergonomique et vous n'êtes pas encombré par des menus qui dérangent votre champ de vision. Tous les menus (sauvegarde, fin de jeu, etc), peuvent être atteints d'un seul clic. Exactement ce qu'il faut, en fait. La manipulation des troupes est aisée et se fait, comme d'habitude, au moyen de la souris, cela sans anicroche.

A propos du jeu en lui-même, les combats, d'un point de vue graphique, sont superbes à voir. Attention, l'intelligence artificielle de vos adversaires a été suffisamment développée pour que ceux-ci vous donnent bien du fil à retordre et il vous faudra vous servir de toutes vos ressources pour vaincre dans certains cas, surtout dans le mode campagne.

Le jeu, les campagnes achevées, n'en reste pas moins utilisable pour la suite, puisqu'un mode multijoueurs est inclus et, si vous ne désirez ou ne pouvez utiliser ce mode, il reste toujours la possibilité de jouer contre l'ordinateur des parties que vous configurez selon vos désirs, en choisissant, par exemple, la carte, les nationalités, le taux de difficulté, le nombre d'adversaires, etc. Le jeu inclus également des missions toutes prêtes à l'emploi. Bref, rien ne semble manquer

En résumé, Westwood Studio, en nous offrant ce nouveau venu dans la série des Command & Conquer, réussit une excellente performance. Lorsque vous vous lancez dans le jeu, il est difficile d'en sortir avant la mission achevée ; ce qui souligne clairement qu'avec Alerte Rouge 2, l'on ne s'ennuie pas. Les performances globales de la machine sont tout à fait optimales (sous PII 350 Mhz - 64 Mo de Ram) et aucun ralentissement ne vient gêner les parties. Comparé aux autres versions, ce qui ressort le plus ici, c'est incontestablement les nouvelles unités de combat et super armes ; lesquelles offrent à ce jeu une toute nouvelle dimension. Conclusion : si vous avez aimé Alerte Rouge 1 ou Soleil de Tiberium, cette nouvelle version ne vous laissera pas indifférent.


Jouabilité : 8/10
Documentation : 7/10
Durée de vie : 8/10
Graphismes : 8/10

Configuration

Pentium II 266 MhZ
Windows 95/98
64 Mo de RAM
350 Mo d'espace disque libre
Carte graphique avec 2 Mo de mémoire

Conception

Westwood Studios



 
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