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Close Combat IV : La Bataille des Ardennes (CC4)
 
Guerre à l’Ouest... Von Runsted est de retour !

Pour les adeptes des jeux de stratégie militaire, la série des « Close Combat », est incontournable. A peine avions-nous appris à plus ou moins maîtriser les techniques de combat qui confrontaient les Soviétiques aux troupes du IIIème Reich, dans « Close Combat III », que nous arrive la version IV, éditée par SSI. Avec celle-ci, oublié le front russe, nous voilà à présent projetés dans le cadre de la bataille des Ardennes, en 1944 pour être plus précis. Rappelez-vous : alors que les troupes germaniques subissaient défaites sur défaites sur le front Est, le Grand Etat-major allemand décida de jouer son va tout à l’Ouest, en tentant une contre offensive dans les Ardennes. D’une part, rejeter les troupes alliées à la mer allégerait considérablement le front Ouest, lui permettant alors de concentrer un maximum de troupes à l’Est et, d’autre part, une victoire ne pourrait qu’augmenter le moral de ses armées, moral bien ébréché par les revers et, plus particulièrement, par la débâcle de Stalingrad. Pour une telle victoire dans les Ardennes, Hitler a choisi l’un de ses meilleurs chefs de guerre : le feldmaréchal Von Runsted. L’Histoire a tranché à ce sujet : la percée allemande dans les Ardennes, si elle a commencé à l’avantage des Allemands, s’est mal terminée pour eux puisque, comme chacun le sait, ils furent défaits par les armées alliées.

Refaire l’Histoire ?

C’est ce que propose « Close Combat IV ». Ici, le joueur peut choisir son drapeau en dirigeant, soit les Américains, soit les panzers divisions de Von Runsted. Les premiers, conformément à la réalité historique, sont placés en position défensive, tandis que les Allemands doivent adopter une attitude résolument agressive, leur but étant de percer le front allié. Et, si l’épisode de la bataille des Ardennes s’est mal terminé pour les troupes allemandes, dans « Close Combat IV », le joueur peut, virtuellement bien entendu, changer le cours de cette Histoire. Qu’il choisisse le camp américain et qu’il organise mal ses défenses et le voilà responsable d’une défaite qui aurait pu être majeure si elle avait eut cours dans la réalité. Choisir le camp allemand et gagner est donc possible. Ou l’inverse. En fait, tout est possible : le joueur et lui seul est responsable de ses décisions stratégiques et de leurs conséquences. Vous voilà prévenus.
Réalisme, toujours plus de réalisme

Les concepteurs de ce jeu se sont visiblement penchés sur la réalité historique et nous pouvons dire que, dans l’ensemble, les choses ont été bien faites. Ainsi, vous trouverez dans « Close Combat IV » des armements, qu’ils soient légers (fusils, pistolets mitrailleurs, etc) ou plus lourds (blindés, artillerie, etc) conformes à ce qui se faisait à l’époque. N’espérez donc pas y trouver le pistolet à rayon bleu qui annihile une ville en deux secondes : ça n’existait pas en 1944. Toujours avec un soucis de réalisme, pas question de palmiers et de grand soleil. En 1944, le temps était plutôt maussade et il l’est aussi dans le jeu. Soyez donc prêt à voir vos hommes patauger dans la boue et la neige et ne vous attendez pas à voir vos panzers pulvériser des records de vitesse parce que le verglas n’a jamais été favorable pour ce genre de festivité.

Se comportent-ils bien, mes soldats ?

Ah, oui, bonne question. Soyons clair directement à ce sujet. Vos gars se comporteront selon le déroulement des opérations. En termes plus clairs, s’ils gagnent, s’ils grignotent du terrain à l’ennemi, leur moral sera au plus haut et leurs performances d’autant meilleures. Si, par contre, l’ennemi les taille en pièce, vous les verrez battre tous les records de couardise et de lâcheté. Sont aussi tenus en compte, le stress ou la fatigue. Ainsi vont les choses dans la réalité, ainsi vont-elles aussi dans « Close Combat IV ». Que les néophytes ne s’effraient pas, le jeu comprend une phase appelée « Camp d’entraînement » au cours de laquelle l’on peut se familiariser avec les techniques stratégiques de base comme le mouvement des troupes, la protection des blindés, etc.

Contenu du jeu : encore, encore et encore…

« Close Combat IV » comprend 4 campagnes, ainsi que de nombreuses batailles individuelles et opérations. Il y en a là suffisamment en tout cas pour satisfaire les plus difficiles. Afin d’augmenter encore la durée de vie du jeu, un éditeur de scénario a été prévu et permet ainsi à tout un chacun de créer son propre scénario qu’il pourra ensuite, s’il le désire, envoyer à d’autres joueurs. Plusieurs niveaux de réalisme sont prévus, permettant des possibilités de victoire faciles ou moins aisées. Bien entendu, les puristes mettront un point d’honneur à éliminer tout raccourci qui tendrait à la facilité.

Communications... Oh yes !

N’a pas été oubliée non plus la possibilité de jouer à plusieurs, en réseau. Le joueur peut donc confronter ses talents d’officier à celui d’autres en utilisant un câble nul modem ou série (connexion avec un autre ordinateur proche) ou un modem pour, soit jouer contre un autre adversaire (liaison directe) ou contre plusieurs (via Internet).

En conclusion, « Close Combat IV » est un excellent jeu de stratégie militaire. En effet, nous n’avons pas décelé de problèmes dans la jouabilité et le réalisme présenté ici est réellement satisfaisant. Un point faible toutefois : après quelques batailles en un lieu donné, les rues se voient enchevêtrées de carcasses de blindés anéantis lors de précédents tours et, peu à peu, elles en deviennent impraticables, ce qui peut bloquer l’avance des troupes qui suivent. Les concepteurs du jeu ont-ils oublié que toutes les armées possèdent des unités du génie dont l’un des rôles est, justement, de dégager les voies d’accès ? Qu’à cela ne tienne, même si ce problème peut être gênant, nous ne pouvons que vous conseiller « Close Combat IV » qui vous offrira, à n’en pas douter, de nombreuses heures de plaisir et… de frayeurs.


Jouabilité : 4/5
Documentation : 3/5
Durée de vie : 4/5
Graphismes : 4/5

Configuration

Pentium 200 MhZ
Windows 95/98
32 Mo de RAM
60 Mo d'espace disque libre
Carte graphique avec 4 Mo de mémoire

Conception

S S I



 
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