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Combat Flight Simulator 2 (CFS 2)
 
Pour faire suite au simulateur aérien Combat Flight Simulator, Microsoft met sur le marché une version 2 de ce produit, laquelle est plus évoluée et plus dynamique que la précédente. La version civile de Flight Simulator n'est plus à présenter aux amateurs du genre qui savent que celle-ci s'attache à se rapprocher le plus près possible des conditions de vol réel. Nous pouvons dire que Combat Flight Simulator est un logiciel de la même lignée, à cela près que, avec lui, s'ajoutent des fonctions militaires de combat de chasse aérien. CFS 2, étant attendu par nombre de joueurs, nous l'avons testé dès réception.

Théâtre d'opération : le Pacifique

Si ce simulateur s'attache au réalisme dans les modes de combat et pilotage, il en est de même pour le cadre d'action qui lui a été choisi, en l'occurrence, le Pacifique pendant la seconde guerre mondiale. Les acteurs ? Les Japonais et les Américains. Le joueur peut choisir son camp sans se voir désavantagé en fonction de son choix, puisque cette période a connu des pilotes de tout premier ordre, qu'ils soient Américains ou Japonais et il en est de même pour les avions.

Quoi de neuf par rapport à la première version ?

Bien des choses, en fait. Pour commencer, les graphismes des appareils ont été améliorés de façon à ce que leur apparence dans le jeu se rapproche au plus de celle qu'ils ont dans la réalité. Ensuite, comme dans tout combat aérien il arrive que l'on se fasse tirer dessus, le pilote pourra voir les dégâts occasionnés et cela lui servira dans ses décisions. Par exemple, s'il voit que son avion adoré laisse derrière lui une traînée de fumée et de flammes, il lui faudra au plus vite sauter en parachute sous peine de se voir réduit à l 'état de souvenir de guerre malencontreux dans les secondes qui suivent. Toujours dans le domaine des améliorations visuelles, un cockpit virtuel a été ajouté, ce qui permet de voir, par exemple, si les gouvernes de direction fonctionnent ; ce qui peut s'avérer utile dans certains cas.

Les missions sont, à présent, de type dynamique, c'est-à-dire que les résultats obtenus dans une mission détermineront la nature de celle qui suivra. En conséquence, une telle amélioration permet de rejouer des campagnes sans que celles-ci offrent toujours les mêmes résultats finaux. L'individualisme n'étant pas très prisé à l'armée, le pilote aura des ailiers et, dans CFS 2, il pourra donner des ordres à ceux-ci. Très utile aussi car, si vous êtes poursuivi par un adversaire qui ne décroche pas de vos 06 heures, vous pourrez requérir l'aide des ailiers, ce qui vous sauvera…. peut être. Vous pourrez aussi leur demander d'attaquer une cible désignée ou, encore, de resserrer la formation .
Les porte-avions ayant eut une importance primordiale au cours des combats dans le Pacifique, il faudra apprendre à atterrir sur ceux-ci et, pour cela, vous aurez affaire aux LSO, les officiers signaleurs d'appontage, qui dirigeront vos manœuvres d'approche. Ne respectez pas les signaux qu'ils vous envoient et vous pouvez être certain d'une chose : ce sont les requins qui vont être contents (vous, assurément moins qu'eux). L'une des nouveautés intégrées dans cette version et non négligeable, est le créateur de mission qui, comme sa dénomination vous l'aura fait comprendre, permet de mettre en œuvre des scénarios façonnés par le joueur. Petite restriction ici, pour pouvoir utiliser cette fonction, il faudra impérativement le faire à la résolution d'écran 1027 X 768.

A l'aide !

Hé oui, tout le monde n'est pas né avec la science absolue et il faut donc apprendre. Pour cela, les concepteurs de Combat Flight Sim 2 ont bien fait les choses. Pour commencer, il se peut que ce que vous savez du pilotage se résume à peu de choses ou à rien du tout et il faudra vous initier. Dans ce cas, vous pouvez vous servir de l'école de pilotage intégrée qui vous formera, pas à pas, au pilotage. Ces leçons sont très bien organisées, elles vous emmènent en vol et, durant ce vol, un instructeur virtuel vous dira ce qu'il faut faire et corrigera vos erreurs. Que demander de plus ?

L'aide ne s'arrête évidemment pas là et il reste possible, en vol, d'activer la bien connue touche F1 qui ouvrira l'aide en ligne du jeu. A cette touche F1, s'ajoute la F2 qui offre une aide sur les commandes les plus importantes. Cette fonction F2, contrairement à la première, peut être consultée tout en continuant à voler. C'est bien mais faites quand même attention parce que vous pouvez très bien vous écraser au sol alors que vous cherchiez la commande de saut d'urgence. Donc, lisez l'aide sous F2 mais surveillez en même temps votre vol. Vous voilà prévenu. Nous avons également trouvé une aide dynamique qui se rattache aux instruments de vol. Par exemple, si vous placez la souris sur l'altimètre, une info bulle vous dira ce que c'est et indiquera également à quelle hauteur vous êtes à ce moment là. Pour en finir avec l'aide, nous pouvons ajouter que la documentation fournie avec le simulateur, sous forme d'un bouquin de plus de 300 pages, est de tout premier ordre.

Les modes de jeu

Pour commencer, il y a le vol libre qui permet au pilote de batifoler avec son avion tout en admirant les paysages. Ici, aucun adversaire ne viendra troubler votre tranquillité. Ce vol libre met les pilotes débutants dans la situation idéale pour qu'ils apprennent à bien manipuler leur appareil sans qu'ils aient à se soucier de quoi que ce soit d'autre.

Ensuite vient le mode Combat éclair qui vous envoie directement combattre des vagues d'adversaires, tous déterminés à faire de vous et de votre avion un tout petit tas de cendre insignifiant. Pour ce mode-ci, comme pour les autres d'ailleurs, l'on peut choisir l'avion, le lieu, l'heure ou, les conditions climatiques ou, encore, le genre et le nombre d'adversaires auxquels l'on aura affaire.

Le mode Mission unique permet de choisir des opérations qui se rapprochent au mieux de certaines d'entre elles qui ont eut lieu pendant la guerre du Pacifique. Vient ensuite le mode Campagne qui mène le joueur vers une série d'opérations qui se succèdent les unes aux autres. Ces campagnes peuvent, bien entendu, être jouées en étant Japonais ou Américain. Enfin, comme dans tout jeu actuel qui se respecte, Combat Flight Simulator 2 est interactif et permet de jouer en mode multijoueurs via Internet ou sur réseau local. Nous apprécions tout particulièrement cette aptitude puisqu'elle permet de se mesurer à d'autres êtres humains.

Diagnostic

Nous avons aimé ? Oui, beaucoup ! Et nous ne doutons pas que de nombreux autres joueurs rejoindront bien vite notre avis. Ce Combat Flight Simulator 2 est un produit qui a été de tout évidence soigné par ces concepteurs et peu de choses ont été laissées au hasard. Les graphismes sont de toute beauté et il faudra de très nombreuses heures de vol pour avoir vu tous les paysages. Les combats aériens vous entraînent dans des batailles qui peuvent être hallucinantes de réalisme et votre survie dépendra uniquement de votre savoir-faire. Un autre point positif est qu'il ne faut pas être équipé d'un ordinateur de dernière génération pour jouer ; chose qui échappe parfois à certains concepteurs qui semblent croire que tout le monde dispose d'une bête de course à 700 ou 800 Mhz. Bravo !!

Avions que l'on peut piloter dans CFS2 :

Mitsubishi A6M2 Reisen (Zero, alias “Zeke”) - Japon
Mitsubishi A6M5 Reisen (Zero , alias "Zeke") - Japon
Kawanishi N1K2-J Shiden (Violet Lighting, alias "George") - Japon
Lockheed P-38F Lightning - USA
Vought F4U-1A Corsair - USA
Grumman F4F-4 Wildcat - USA
Grumman F6F-3 Hellcat - USA

Avions contrôlés par l'ordinateur :

Nakajima Ki-43-Iib Hayabusa (Peregrine, alias Oscar) - Japon
Nakajima B5N2, alias Kate - Japon
Aichi D3A1, alias Val - Japon
Mitsubishi G4M2, alias Betty - Japon
Douglas TBD-1 Devastator - USA
Douglas SBD-2 Dauntless - USA
Grumman TBF Avenger - USA
North American B-25D Mitchell - USA
Douglas C-47 Skytrain - USA
Bell P-39D Airacobra - USA
Consolidated B-24D Liberator - USA


Jouabilité : 9/10
Documentation : 10/10
Durée de vie : 9/10
Graphismes : 9/10

Configuration

Pentium 266 MhZ
Windows 95/98, 2000 ou Millenium Edition
32 Mo de RAM sous Windows 95/98/Me ou 64 Mo sous Windows 2000
400 Mo d'espace disque libre
Carte graphique avec 4 Mo de mémoire

Conception

Microsoft



 
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