Petit phénonème
actuel de l’internet, le jeu Second Life, lancé
par Linden Labs, nous propose de nous immerger dans
un environnement virtuel dans lequel nous pouvons nous
créer une vie parrelèle, via le net, de
celle que nous avons déjà dans la réalité.
Et libre à vous de changer la donne si le cœur
vous tente. Nous avons décidé d’y
envoyer en explorateur l’une de nos administratrices.
Immersion et récit….
Notre envoyée,
Julia Schlesinger |
Le récit
de Julia
Pour commencer, il m’a fallut m’inscrire
à Second Life, sur le site de Linden Labs, à
l’adresse http://secondlife.com/.
Procédure rapide, facile. J’ai choisi de
m’y appeler Julia Schlesinger et d’y garder
la plupart des caractéristiques que j’ai
dans ma vie de tous les jours. Mais rien n’empêche
de changer toute la donne et de vous inventer un personnage
fait de toute pièces. A vous de chosir ce que
vous désirez être dans ce monde virtuel.
L’inscription faite, il ne me restait plus qu’à
télécharger le logiciel client, à
peine 25 Mo, et de l’installer. Me voilà
prête pour le grand saut.
Premiers pas…
Une fois connectée, je me retrouve sur l’île
des débutants où je puis accomplir mes
premiers pas. Pour Second Life, je suis considérée
comme une nouvelle née, ave 1 jour d’existence.
Cette île des débutants me permet mes premiers
tâtonnements pour m’octroyer une apparence
physique plus ou moins acceptable et apprendre les gestes
les plus élementaires comme marcher, voler (oui,
on peut voler…), etc. Je m’acquitte au plus
vite de ces premiers balbutiements afin de quitter cette
île pour, enfin, plonger dans le monde de SL.
Un clic sur une pancarte et, hop, me voilà enfin
dans ce monde. Je me promène ci et là,
au hasard, quelque peu perdue. Cette marche hasardeuse
ne me plaisant pas plus que cela, étant anglophone,
je cherche un centre d’aide et j’arrive
au NCI, un territoire qui acceuille tous les nouveaux
et où des joueurs tout autant aimables que bénévoles
me donnent une foule d’informations qui vont me
servir tout au long de mon existence sur Second Life.
Très bien mais tout cela se déroule en
anglais et The Game Way est un site d’infos français,
donc je m’en retourne à mes recherches
pour trouver les francophones qui hantent SL.
SL et la francophonie…
Il me faut peu de temps pour trouver le centre d’aide
et d’accueil français, nommé Gaia,
et de continuer à m’y informer. Cet endroit,
Gaia, me plaira tellement qu’au bout de deux semaines
je m’y fait engager en tant qu’aide fancophone
dans le groupe des French Helper. Bien entendu, j’avais
également bien vite compris qu’aider les
autres avec mes rudiments allaient m’aider moi-même
à rapidement approfondir mes connaissances. Et
puis, je puis bien vous l’avouer, j’adore
aider mon prochain ;)
Gaia est tenu par Jeff Kelley avec lequel je me lie
rapidement. Il m’offre des discussions interessantes
et participe très aimablement à mon initiation
sur SL. Je dois ici saluer les efforts que Jeff a su
déployer pour faciliter l’acceuil des nouveaux.
Ainsi, en plus des French Helper qui distillent l’aide
aux nouveaux, Gaia offre également des cours
de construction d’objets, de scripts, etc. Une
sorte de petite école pour débutants avec
ses professeurs, ses horaires, etc. Du bon boulot. Si
vous êtes nouveaux, passez donc par là,
vous y serez bien acceuillis. Je vous reccomande également
un passage à la coopération française,
tenue par Mackenzie McArdle. Là également
vous saurez trouver de l’aide, offerte par des
guides francophones. Bref, pour les nouveaux, Gaia et
la Coop sont des incontournables.
Second Life et les medias…
Comme tout nouveau phénomène attire les
médias, SL n’y échappe pas et, hélas,
ce que nous y trouvons s’apparente globalement
plus à de la désinformation qu’à
n’importe quoi d’autre. Ainsi, telle ou
telle émission tv nous « apprend »
que SL n’est qu’un lieu de rendez-vous pour
satisfaire de brêves rencontres à caractère
sexuel, que le language des joueurs s’apparente
au blabla sms, que ceux-ci sont essentiellement des
adeptes de la console ou, encore, que leur vie réelle
leur offre tant de frustrations qu’ils en sont
réduits à en recréer une, plus
satisfaisante sur SL… Bref, des analyses à
deux sous, effectuées par des pseudos journalistes
tv qui se sont connectés deux ou trois heures
pour servir ensuite leur « brillante analyse »
embellies par des débats animés par des
gens qui ne connaissent généralement du
net que ce qu’ils en ont entendu dire, c'est-à-dire,
finalement bien peu de choses.
En réalité, SL ne se différencie
pas vraiment du monde réel. L’on y retrouve,
comme dans ce monde, le pire et le meilleur. Vous pouvez
y rencontrer des gens d’une éducation déplorable
(et les éviter..) ou avoir des discussions passionantes
sur une multitude de sujets qu’ils soient philosophiques,
sociologiques, psychologiques ou autres. Et si l’on
vous demande pourquoi vous vous connectez sur SL pour
y rencontrez des gens alors que la chose peut se faire
sans ordinateur, vous pourrez expliquer que, par exemple,
SL vous permet des échanges avec des gens qui
vivent à New York, New Delhi ou Tokyo, chose
bien difficile dans la vie courante, les distances étant
ce qu’elles sont.
(à suivre....)
Site
web du jeu