Partenaires
 
   
   
Google
 
Web thegameway.com
Forza Motorsport : Intelligence artificielle avez vous dit ?
 
Forza est le jeu du moment, plus de 139.000 joueurs s’y adonnent. Bien compréhensible, ce jeu est, graphiquement, superbe, doté de nombreux circuits et épreuves.

Nous avons fait tester le jeu par un joueur particulièrement doué pour les jeux de courses, classés actuellement dans le top 100 mondial sur Forza. Donc, on ne peut pas dire de lui qu’il est mauvais conducteur. Nous avons également mis le jeu entre les mains d’un conducteur moyen. Alors voilà les problèmes relevés :

- La boîte manuelle : pas de problème avec elle tant que l’on se cantonne à utiliser des voitures de petites catégories. Mais dès que l’on tente de l’utiliser avec des voitures rapides (classes S1, GT, GTS ou PI), la tenue de route devient très improbable à moins d’être particulièrement doué. Comparée à la boîte manuelle de RalliSport Challenge 2, celle de Forza ne pèse pas fort lourd en qualité.

- Forza a une « mentalité » élitiste particulièrement décevante, mentalité que l’on trouvait d’ailleurs dèjà dans PGR 2. En effet, pour avoir le droit d’obtenir les meilleures voitures du jeu, il vous faut gagner des épreuves. Notre testeur expérimenté en jeux de courses y est parvenu avec difficulté et notre testeur moyen absolument pas. Pour ce dernier, un seul mot : impossible. Moralité, des dizaines de milliers de joueurs ne pourront jamais obtenir ces meilleures voitures. La conséquence ? Eh bien elle est simple : lorsque vous voudrez vous lancer dans des parties sur xboxlive, vous tomberez fatalement sur « l’élite » qui est parvenue à obtenir les fameux bolides. Et vous n’aurez pas la moindre chance de gagner. Jamais. Vous n’aurez pas non plus le plaisir de rouler avec ces bolides. Pas de chance pour vous. Notre joueur moyen a tenté l’expérience avec le mode dit « facile ». Facile ? La bonne plaisanterie a-t-il dit en fin de course. Les adversaires étaient redoutables, il lui a fallu se maintenir avec grandes difficultés en 3eme ou 4eme place, quand c’était possible, et, par-dessus le marché sur 10 tours de cicuit. Facile ? Les concepteurs de Forza ont un sens de la plaisanterie parfois douteux. Auraient-ils oublié que les joueurs moyens aimeraient, eux aussi, avoir du plaisir à jouer ? Qu’ils ont payé ce jeu le même prix que les meilleurs joueurs ? Franchement, lorsque l’on décrète qu’il existe dans un jeu un mode facile, alors, qu’il le soit.

- Les dégâts. Là, encore, autre problème sérieux. Lorsqu’un adversaire décide de vous tamponner (un joueur de médiocre qualité que l’on surnomme un « bourrin »), cela occasionne des dégâts à votre voiture. Quelques incidents dans le genre sur une course et votre voiture devient très rapidement incontrôlable du fait de dégâts trop importants. Et, pourtant, vous avez conduit parfaitement, vous n’avez été que la victime de ces fameux « bourrins » que l’on rencontre en nombre sur Xbox Live. En principe, dans une course réelle, le fameux « bourrin » se verrait très rapidement disqualifié. Dans Forza, son attitude de démolisseur, de joueur démuni de la moindre étincelle de fair play, peut lui donner la victoire, ni plus, ni moins. Là, c’est vraiment n’importe quoi.

- La gestion, en mode carrière, du facteur « vitesse/accélération » : vous choisissez une voiture dotée d’un 5.8 de vitesse et 5.5 d'accélération et, sur une simple ligne droite, vous voyez des voitures à vecteur 5.5 - 4.9 vous dépasser allègrement et disparaître peu à peu devant vous. Chose vérifiée sur la ligne droite, en mode arcade, du circuit Nürbrgring. Ils vous passent par phénomène d’aspiration ? Peut être, mais quand, vous, vous tentez le coup, aucun résultat notable. Concernant, ce même circuit Nürbgring, d’ailleurs, il existe une épreuve en mode arcade qui consiste à gagner sur deux tours. Là, de nouveau, à moins que vous ne soyez bon, vous n’avez aucune chance de gagner. Et vous pouvez dire au revoir à la voiture en récompense.

- L’un des côté les plus déplaisants du mode carrière est l’intelligence artificielle (IA) des voitures adversaires. En course, elles se comportent envers vous comme de véritables sauvages, vous éjectant hors de la route pour vous dépasser. Bonne chance pour gagner des courses difficiles dans de telles conditions. Un jeu de course n’est pas un jeu de stock cars, chose qui ne semble pas avoir été bien comprise lors de la conception du jeu. Autre exemple : une voiture plus lente que la votre tente de vous dépasser. Vous vous dites alors, « tiens, je vais faire pareil que ces voitures IA, je vais l’envoyer dans le décors ». Vous le faites et elle va s’encastrer dans un mur. En général, quand une de ces voitures IA vous envoie dans un mur, la course est finie pour vous. Mais elle, cettte voiture que vous avez envoyé dans le décors, comment réagit t’elle ? Eh bien, contre toute attente, cela n’a pas l’air de la gêner plus que ca, puisque peu de temps après, elle est à nouveau collée à vous, malgré qu’elle soit sensée être plus lente que la vôtre et très endommagée.

- Conclusion ? Le joueur moyen nous dit « Si j’avais acheté ce jeu, je l’aurais revendu après une semaine. Me battre contre une IA qui agit en dépit de tout bon sens ne m’interesse absolument pas et je n’achète certainement pas un jeu pour le plaisir de me faire systématiquement battre. Le jeu est bien beau graphiquement mais, beau, ca ne suffit pas. » Le joueur expérimenté, quant à lui, nous dit : « J’ai abandonné les parties multijoueurs sur Xbox Live très rapidement. C’était rempli de bourrins sans le moindre fair play. L’intelligence artificielle est effectivement médiocre et décevante et j’attendais tout de même bien mieux que ça de la part de ce jeu qui ne laisse aucune place pour les joueurs moyens qui représentent, malgré tout, la majorité. Je joue encore en solo mais, bon, je suis tout de même déçu. »

En résumé, on peut espèrer que ces regrettables désagréments que nous avons trouvés dans Forza se voient rapidement éliminés par une mise à jour radicale. Nous espèrons également que cet esprit élitiste (tout pour les meilleurs, rien pour les autres) disparaisse. En effet, nous considérons qu’à partir du moment ou chacun paie le même prix pour un jeu, cela lui donne le droit de bénéficier des mêmes avantages que les autres en l’occurrence, pour Forza, de toutes les voitures et s’il faut gagner des courses pour les avoir, au moins que cela fasse partie du domaine du possible pour tout le monde.

Nous savons que de nombreuses critiques offrent un 9/10 à Forza Motorsport. Mais le travail d’un journaliste est aussi de mettre parfois le doigt sur ce qui ne va pas, donc nous avons fait notre boulot. Nous vous mentirions si nous vous avions raconté que l’intelligence artificielle de Forza est impeccable, alors qu’elle est très loin du compte. Notre cote : 7/10.



 
Une réalisation kooliss.net © thegameway.com 2004