Très
attendu, Splinter Cell débarque dans nos
magasins, ce mois de novembre 2002. Très
attendu parce qu’avant même d’arriver
dans nos consoles, il a été sacré
meilleur jeu d’action/aventure au salon E3
et a fait mieux encore au salon ECTS puisque , là,
il a remporté la palme du meilleur jeu, rien
de moins.
Splinter Cell est ce que l’on pourrait appeler
un jeu d’action/infiltration. Vous incarnez
Sam Fisher, vous oeuvrez pour la NSA américaine
(National Security Agency) et tout ce que vous devrez
accomplir, il faudra que ce soit « ni vu,
ni connu ». Sam est un vieux routier de l’espionnage
et il a roulé sa bosse en bien des endroits.
Un élément de grande valeur, en somme,
qui ne demandera pas mieux que de vous suivre où
vous voudrez bien l’emmener. Et, plus les
choses sont risquées, plus il saura démontrer
ses grandes capacités.
Le
contexte
Nous sommes propulsés au mois de mars 2004
et la CIA signale à la NSA la perte de son
agent Alison Madison. Alison était chargée
d’enquêter sur les problèmes
de communications de l’ancienne République
soviétique de Georgie. La CIA n’abandonne
pas ses agents, aussi, elle a envoyé un second
agent, Blaustein, pour retrouver Madison. Hélas,
le sort s’acharne et, à son tour, Blaustein
disparaît une semaine plus tard. C’est
là que l’on décide, en haut
lieu, d’expédier Sam Fisher. Il devra,
d’une part, tenter de savoir ce qu’il
est advenu des deux agents disparus et, de l’autre,
évaluer la situation en Georgie.
Vous l’aurez compris, Sam, c’est vous.
Et vous devrez progresser en milieu hostile, sans
être vu, sans jamais laisser la moindre trace
derrière vous. Vous appartenez une cellule
Splinter Cell et l’existence de ces cellules
doit rester top secret. Donc, vous devrez parfois
vous débarrasser de témoins, d’ennemis
mais, toujours sans laisser de traces. Etre repéré
vous mènera vers une seule issue : l’échec.
Jouer… Un plaisir
La prise en main du personnage, via la manette,
se fait très rapidement. Et c’est tant
mieux, d’autant que notre ami Sam est capable
d’accomplir toute une série de mouvements
impressionnants à voir. Non seulement, nous
retrouvons ici les mouvements habituels dans ce
genre de jeu (s’accroupir, enjamber des obstacles,
sauter…) mais, aussi, d’autres, qui
ajoutent au réalisme du jeu. Ainsi, le personnage
peut s’approcher en silence d’un adversaire,
par derrière, et le saisir au cou, ce qui
le paralyse. Il ne reste plus qu’à
l’assommer et le cacher dans un coin bien
sombre. Vous pouvez aussi vous en servir comme bouclier,
par exemple, ou le faire parler s’il a des
révélations à vous faire.
Une rue à traverser sans être vu ?
Il suffit que Sam repère un cable, en hauteur,
s’y suspende et traverse ainsi la rue, sans
être vu par quiconque. Un cable qui descend
? Idéal pour s’y pendre et se laisser
tout doucement glisser pour atteindre une zone située
plusieurs mètres plus bas. Sam est également
capable, pour peu qu’un passage soit assez
étroit, de se placer en hauteur, en faisant
le grand écart. Est-il besoin de préciser
que la descente en rappel est, pour notre héros,
un jeu d'enfant ?
Comme
nous le voyons, la capacité de mouvements
de Sam est relativement élevée et
cela agrémente considérablement le
jeu. En effet, quelque soit la situation dans laquelle
notre héros se trouve, sa souplesse lui permettra
de trouver l'attitude adéquate qui lui permettra
de se sortir de situations désagréables.
Côté armement, Sam ne dispose pas de
"45" armes différentes comme on
le voit dans beaucoup de jeux d'actions et, heureusement,
car cela ajoute au réalisme. En fait, il
commence avec un bon vieux pistolet équipé
d'un silencieux (le SC 5.72 mm); ce qui lui suffira
le plus souvent. Plus loin dans le jeu, il se voit
doté d'une nouvelle arme, le SC-20K que l'on
pourrait qualifier de fusil d'assaut élaboré.
Cette arme se révèlera utile en bien
des occasions. Pour commencer, elle dispose d'une
lunette de visée; ce qui permet d'éliminer
des ennemis d'assez loin, mais aussi de s'en servir
comme moyen d'observation. Si le SC-20K, comme tout
fusil qui se respecte, tire des balles, il est aussi
capable de tirer d'autres choses, comme l'anneau
aérodynamique ou l'électrocuteur qui
ne tuent pas la cible mais la mettent KO pour un
bon bout de temps. Plusieurs ennemis peuvent également
être mis hors de combat d'un seul coup grâce
à la grenade à gaz. Bref, ce fusil
est un compagnon de poids pour Sam.
Performances : du
beau travail
Nous avons testé Splinter Cell dans sa version
Xbox et ce que l'on peut déjà en dire,
c'est que nous n'avons pas été déçus
du voyage ! Le jeu se déroule, du début
à la fin dans une totale fluidité
et laisse croire que le moteur graphique a été
particulièrement soigné. Que les scènes
soient lentes ou rapides, elles se déroulent
toujours sans le moindre ralentissement. Pas besoin
de se soucier d'une carte graphique, la Xbox gère
son affaire avec brio. Un vrai plasir.
Les effets graphiques
réalistes sont très nombreux et c'est
un réel plaisir de voir que, par exemple,
quand vous tirez sur un réservoir d'eau,
près d'un feu, vous voyez les jets d'eau
s'échapper des trous d'impacts et éteindre
les flammes graduellement. Ou encore, si vous vous
trouvez derrière une porte et désirez
savoir ce qui se passe de l'autre côté
avant de vous engager, vous pouvez glisser votre
câble optique sous cette porte. Vous verrez
alors, sur un petit écran video, ce qui se
passe dans l'autre pièce. Vous pouvez même
balayer cette pièce de droite à gauche.
Excellent ! Les environnements sont superbes et,
de misions en missions, l'on passe à des
environnements très différents les
uns des autres et tous plus beaux les uns que les
autres. Il est évident que les concepteurs
ont travaillé avec un soucis du détail
qui leur fait honneur.
Gameplay
Le jeu en lui même demande que vous fassiez
fonctionner votre intellect et il vous faudra réfléchir
sérieusement plus d'une fois pour pouvoir
progresser, faute de quoi vous devrez recommencer
souvent certains épisodes. Mais rien n'est
impossible et il n'y a aucune situation où
la solution est farfelue (ce qui arrive, hélas,
dans certains jeux). Avec Splinter Cell, toutes
les situations critiques ont une solution tout à
fait logique et réaliste. Nous n'avons pas
trouvé de moyen pour enregistrer le jeu quand
nous le désirions mais, par contre, il est
possible d'enregistrer en divers point clés
d'une mission. Heureusement, ces points d'enregistrements
ne sont pas trop éloignés les uns
des autres, ce qui évite, en cas de blocage,
de devoir refaire cinquante fois la même mission,
éliminant ainsi le plaisir du jeu.
En résumé,
Splinter Cell est, d'ores et déjà,
à placer parmi les meilleurs du genre, tant
les possibilités offertes sont nombreuses,
les scènes superbes et le, le tout, doté
d'un scénario qui tient la route. Vous pouvez
vous attendre à de très nombreuses
heures de jeu avec l'histoire en elle-même
et, ensuite, en jouant en mode multijoueurs avec
le système Xbox Live; ce qui rend sa durée
de vie assez longue. Rien que du tout bon, donc,
avec une côte très méritée,
selon nous, de 9/10 !
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